Pages avec des trucs

lundi 20 novembre 2006

Petit ventre deviendra grand


Ben oui, quoi, j'ai un petit ventre... bon pas si petit que ça, un peu bedonannt ; ça a son charme ! Certains appellent même ces bourrelets de côté, des poignées d'amour.
C'est vrai que c'est physique avant d'être de coeur mais que serait le tsoin-tsoin sans son tagada.

Revenons à nos moutons. Et oui, en plus d'avoir du rebondant, mon ventre est recouvert d'une douce toisson, des poils noirs et frisés, jolis come tout. Il est vrai qu'aussi, il arrive que ces poils bouchent la baignoire, ma grattent, te grattent, retiennent le sel, agglutinent le sable, sentent la sueur et se coincent dans les tirettes mais je vais quand même pas me raser le ventre et faire mon métrosexuel, et pourquoi pas de l'huile pour le faire reluire et porter des haltères et frimer sur des podiums et être comme un taureau à Libramont. Non et non et non, je garde mes poils.

Les médecins pensent qu'il, le gros bide, fait parti d'une série de symptomes qui peuvent conduire à des problèmes de santé quand il est présent avec d'autres, comme des miettes de chips sur le pull, du pipi qui sent la bière, des traces de graisse aux commissures des lèvres, des rots gras et des pets riches, des doigts collant de sucre mais vous savez comme ils sont les médecins, toujours à faire peur. Mais est-ce vraiment un problème de dépasser 0,9 dans son rapport tour de bedaine sur tour de hanche ? Et je ne le dépasse qu'un tout petit peu. Et ton IMC, me direz-vous et je vous répondrais que mon indice de masse corporel (mon poids en kilos divisé par ma taille au carré) est bien en-dessous de 30, et toc, ça vous la coupe, hein !?

En fin de compte, tout ne va pas si mal ... tout n'est pas encore perdu, ouais ! Allez, je me mets au sport, genre abdo-fessiers, mon popotin mérite bien de se remuscler lui aussi, mais pas ce soir, non, demain, oui demain, c'est bien.

Aujourd'hui, je mange comme un cochon, je bois comme un trou et je m'en fous.

lundi 23 octobre 2006

Elections al dente

Il peut paraître étonnant que les affaires continuent après les élections. Les politiciens ne devraient-ils pas se foutre la paix entre les coups (bas) ? Mais combien de temps dure l'entre-coup ? Quelques jours, mois.

La Belgique électorale est une lasagne. Une mille-feuille, un mille-bulletin. Une couche de "voter pour moi" sous une couche de "la prison pour toi" arrosée copieusement de sauce pour bien noyer le poison. Les sucs gastriques de la démocratie peuvent dissoudre beaucoup d'affaires mais faut comment faire attention à l'indigestion. Faudrait pas qu'elle nous rende tout coloré de brun.

Alors les élus, quand vous cuisinez, essayer de pas en mettre partout.

jeudi 19 octobre 2006

Jean-Bernard Pouy & Joe G. Pinelli - Sirop de Liège

Pouy, que du plaisir. Un bon polar engagé (du bon côté ... puisque du mien ;-). Je vous ai choisi ce titre là mais je les aurais bien tous mis dont le deuxième avec Pinelli au dessin "Fratelli" (Estuaire), ou JBP seul à l'écriture et bien sûr tous les poulpes.
On se la pète, j'ai mêm une dédicace des deux bougres. Encore merci à eux.

samedi 7 octobre 2006

Mezze

J'ai croisé un lézard
qui m'a dit que j'avais
une tête de têtard

J'ai croisé un manchot
qui m'a dit que j'avais
des bras d'asticot

J'ai croisé un serpent
qui m'a dit que j'avais
un corps d'orang-outang

J'ai croisé un moineau
qui m'a dit que j'avais
des jambes de crapaud

J'ai croisé maman
qui m'a dit que j'étais
le plus bel enfant

J'ai croisé une femme
qui m'a dit que j'étais
chaud comme une flamme

J'ai croisé un connard
qui m'a dit
"Va te faire foutre, bâtard"

Henry Thorynx

dimanche 3 septembre 2006

Jules et moi


Ça va peut-être surprendre les gens mais pour moi, c'était plus qu'évident, ça me venait de mes tripes, il fallait que je trouve une solution à cette séparation. Et pour commencer il fallait trouver une issue à ce home !? à cet asile !? Qu'est-ce que j'en sais mai ? Y'a que ma fille qui sait puisque c'est elle qui m'y a colloqué. Salope.

J'étais soi-disant fou... dire que je l'ai élevée, ait sauter sur mes genoux... ah les jeunes... S'ils pouvaient ils nous conduiraient directement à l'abattoir. Comme ce pauvre Jules, trop vieux lui aussi, ils l'ont transformé en saucisses.

C'est pour ça que j'ai fait le mur, pour récupérer Jules ; il était comme moi vous comprenez, alors je voulais pas l'abandonner.

Je suis allé à la boucherie de l'abattoir, j'ai acheté toutes les saucisses d'âne et je m'en suis coinfré, à m'en faire péter les boyaux, au point d'en avoir mal au ventre ! C'est comme si Jules ruait en moi. Peut-être que lui aussi n'aime pas être enfermé ?

Je crois que c'est lui maintenant qui cherche une issue.

lundi 10 juillet 2006

Centre Pompidou - Dada

Waoûw, ça c'est un putain de super cadeau pour mes 37 ans !
Une bible sur le mouvement Dada. Un seul regret : ne pas avoir vu l'exposition en octobre 2005.
Richement illustrée, complète, explicative, cette édition est un bijoû.
Merci Tchoupette.

Editeur

dédéisme

On a toujours raison de se révolter


Un être chétif piaille à la mort. Il est comme enterré vif dans un cercueil grillagé. Deux grains de tournesol, une mare d’eau, c’est tout pour vivre.
Il a oublié ce qu’est la liberté.



Eichmann de papier à musique, un homme debout, baguette à la main, fait marcher au pas des oies obligées de fixer hypnotiquement une partition qu’elles ne comprennent pas.
Elles ont oublié ce qu’est l’individualité.



Accidentée, une voiture, pour de nouveau caramboler, se fait greffer un être humain.
Le nouveau conducteur n’appréciant ni la vitesse, ni la pollution se fait rejeter.
Il a oublié ce qu’est l’autonomie.



Un schtroumpf moustachu et armé, épie intensément la ligne frontière. Le jeu du poulet et du ver, si tu passe, je te serre. Dans l’effervescence de ses sens, le deuxième joueur qui n’a pas vu le chien qui se précipite sur lui en reniflant, a perdu.
Il a oublié ce qu’est l’indépendance.

vendredi 7 juillet 2006

De tous les rois de la Gaulle, le roi des Belges est le plus grave.

Le Premier :
Tout content d'être appelé,
Il a fermé sa gueule
De peur d'être guillotiné.

Le Deuxième :
Le nord étant déjà pris en main,
Il alla dans le Sud
Pour niquer les africains.

Le Troisième :
On le disait chevalier
Mais au pied d'une colline,
Comme une merde, il s'est écrasé.

Le Quatrième :
Ne sachant pas quoi faire,
Il ne fût pas tondu
Et préféra se taire.

Le Cinquième :
Il aurait voulu être un sacristain,
Il épousa une vierge
Et jamais ne connu de vagin.

Le Sixième :
En aucun cas, il ne mord,
Il préfère pétarader
Et trembler de tout son corps.

instantanés de mouche

à mort les mouches !

eh merde !
il n'a pas de chance mais la mort est notre lot à tous !
après avoir échappé au souffle meurtrier du spay moutarde sur ses ailes membraneuses, le voilà scotché au mur.
c'est une horreur, mourir écrasé entre une tapette et des fleurs kaki délicatement réparties dans un pré jaune nictoné.


partouze chez les mouches

tout le monde était là.
domestique enculait verte, bleu suçait tsé, tsé trombonnait simulie, charbonneuse et glossine doublepénétraient stomoxe pendant que drosophile se masturbait et que moucheron se tapait une élytre de notaire entre les seins de chironome.
aprèsj'ai dû fournir la viande pour les p'tits asticots.
pour les uns de la merde et pour les autres du rumsteack, s'il vous plaît !


le dieu des mouches

vêtu de chaire pourrie, mordu par le destin, puant la mort, recouvert de vers, de larves et d'asticots, d'un beau teint vert dégueuli, nimbé de fumerolles ocres et nauséabondes, sans amour et tout de haine rancunière.
tu es revenu belzébuth, grand maître des mouches en rut.


un amour de mouche

j'ai rencontré la plus douce et la plus belle des mouches : un poil lisse, des ailes fines comme l'éther, des yeux bleus globuleux et moqueur.
je crois que je suis amoureux.
j'ai rencontré le plus doux et le plus beau des brachycères : un poil rugueux, des ailes bourdonnantes telles un stuka, des antennes fortes et dressées vers le ciel.
je crois que je suis amoureuse.


pattes de mouche

six pattes petites et poilues attachées à un corps rugueux, tâtonnant de-ci de-là pour trouver où se poser.
quatre pattes au sol et deux qui se frottent pour nettoyer les élytres turgescentes sans même faire le joli bruit de sa cousine grésillante.
alors de rage, il tambourine contre les vitres dans une parodie de suicide.


mouche d'été

les jours de soleils, auprès du barbecue brûlant, sous la tonnelle, vient l'heure où il taquine les nez, vrombi dans les oreilles, pique dans les assiettes, attaquant tête baissée les saucisses carbonisées et les côtelettes racrapotées.
le sang lui monte aux ailes alors, comme un funambule, il marche sur le bord du verre et complètement givré, il se noie dans le puits éthylisé.


un jour de mouche

le matin, réveille trop tôt, pour ne pas changer.
chercher à bouffer mais pas de merde à l'horizon bouché.
comment faire pour se sustenter ?
y'a rien à faire à part voler à tire-d'aile pour enfin s'emmerder et être plein de vigueur pour copuler avec sa drosophile adorée qui pondra des oeufs d'où sortiront des larves affamées.



drosophicare

il la voit cette boule brillante.
il y est presque.
vrombissant, il a traversé l'espace euclidien ; virevoltant, il a échappé au taureau mouchophobe.
enfin, il approche de la chaleur et de la lumière.
il tourne et tourne encore plus près.
trop près, ses ailes brûlent, il tombe.

les petititlers

un con de maître
à la botte, sirupeux.
mettre des bâtons dans les roues de sa vie carrée


un verbaliseur contractuel
tottenkopf sans autorité, chiant.
rigoler sans faute de ses p.v.

un self-défenseur cynophile
armé de crocs, aboyant.
transformer sa tête en sonde anale canine

un fauteuil des tas
incompétent et inhumain.
tamponner sa bite de cachets bureaucratiques

laid poux de mari
possessif, hurlant.
peloter sa femme et lui casser les dents

un musclor de comptoir
dégueuleur, hurlant.
pisser dans son verre et lui faire payer la tournée

un je sais tout
inculte, sure de lui.
balancer de la confiture sur ses certitudes

un mâle de foi
touche-touche, christ chiant.
boire son vin de messe et le vicier en croix

Agitation dans un milieu clos ou comment militer

dégoût
repoussés comme des enfants devant une assiette de rollmops


fureur

énervés comme des billes de métal dans un mixer


groupe

rassemblés comme des vaches à l’heure de la traite


espoir
confiants comme des mouches attirées par une ampoule allumée


peur

étonnés comme des hérissons
sur une autoroute fréquentée

action

frétillants comme des grains de maïs
plongés dans de l’huile bouillante

résultat

excités comme des autistes
dans un bocal en équilibre instable au bord d’un meuble

Destination cerveau